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Les
coutumes et les traditions changent avec le temps et les déplacements
géographiques, mais pendant Yaël König parle avec bonheur des différences entre la superstition, les coutumes, les traditions et le miracle tels qu'ils ont été vécus par la communauté juive de Béja au début du siècle. Le narrateur, un être omniprésent qui se révèle être le premier-né de Sarah, exprime son impatience et agacement avec une mère qui met en péril sa future naissance avec son refus des multiples propositions des marieuses et son amour de l'étude. Et puis quand elle se décide à épouser enfin son père, elle prend grand plaisir aux rites et coutumes du mariage, mais son incroyance en leurs pouvoirs magiques sera selon les rumeurs la source de sa longue stérilité. Quand on est impatient de venir au monde c'est difficile d'admettre un tel comportement, même de la part de sa mère! À en croire l'auteur, le machisme commence bien avant notre incarnation, est-ce que cela veut dire que c'est génétique? Certainement pas, dans la pensée juive chaque personne est dotée d'un libre arbitre, et est maîtresse de ses décisions et de ses actes. C'est l'Histoire qui est implacable.
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