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Paracha

Paracha A'harei Mot

Sortis depuis peu du pays d'Egypte et se rendant en Canaan, les Hébreux non seulement se trouvaient à mi-chemin, au sens propre du terme, entre deux pays différents, mais allaient aussi se sentir tiraillés entre deux modes de vie. Ils avaient certes peu profité de la civilisation égyptienne; ils en avaient été plutôt les esclaves.

Elle gardait cependant à leurs yeux un certain éclat, ne serait-ce que par le fait qu'elle leur fut jusqu'alors inaccessible. Ils pouvaient donc être tentés de vouloir l'adopter à leur tour maintenant qu'ils étaient libres.
D'un autre côté, ils partaient pour Canaan, un pays dont ils connaissaient bien peu de chose. Cette terre leur était promise par Dieu: ils allaient bientôt en devenir les maîtres après en avoir dépossédé les habitants.

En prenant possession des demeures cananéennes, de leurs édifices publics comme de leurs terres, ne seront-ils pas tentés d'hériter en même temps de leurs usages, de leurs lois, et pourquoi pas de leurs dieux? Aussi, l'Eternel tient-il à les mettre en garde - pendant qu'ils se trouvent être entre l'Egypte et Canaan - contre cette double tentation. Le peuple d'Israël venait de recevoir au Sinaï sa propre constitution. II avait dorénavant ses lois distinctives, édictées par Dieu lui-même.

II se devait d'avoir sa manière propre de vivre, ne pas chercher à droite et à gauche - ni en Egypte ni en Canaan -des règles de vie qui ne pouvaient être qu'inférieures aux siennes. Ce même genre de tentation existe pour tous ceux qui vivent parmi des non-juifs. II peut arriver que, par ignorance de sa propre valeur, on soit ébloui par la manière de vivre des autres; il se peut aussi que, plus simplement, on ne désire pas se faire remarquer en vivant différemment des autres. Et, petit à petit, on en arrive ainsi à remplacer son propre patrimoine, ses propres lois, son mode de vie, toute son identité, par des lois empruntées, qui ne nous sont pas adaptées et qui nous font perdre notre personnalité.

C'est pourquoi l'Eternel ajoute - pour nous comme pour nos ancêtres - "Ce sont mes lois et mes statuts que vous devez observer: grâce à elles seules vous vivrez votre propre vie" (18, 10).

"Les pratiques du pays d'Egypte où vous avez demeuré, ne les imitez pas; n'agissez pas non plus selon les pratiques du pays de Canaan où je vous amène, et ne suivez pas leurs lois.

Paracha Kédochim

Parmi les lois de la Torah il ne nous est pas permis de faire un classement, de considérer l'accomplissement de telle MITZVAH , plus important que de telle autre. Cependant, plus d'une fois, nos Sages se sont posés la question. Quelle loi de la Torah est-elle à même de résumer le but qu'a recherché l'Eternel en nous faisant connaître les règles de vie que contient son message ?

Rabbi Akiba, se faisant le porte-parole de nos Sages, répond : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même ", voilà le grand principe de la Torah toute entière. Dans toute notre vie nous ne devons pas avoir d'autre but que l'observance de cette MITZVAH . Les autres commandements ne sont là que pour nous aider et nous entraîner à mieux accomplir ce grand devoir d'amour". Toutes nos actions, en effet, doivent avoir en vue le bien-être des hommes. Tous nos efforts, notre propre perfectionnement même, doivent tendre à augmenter en nous la dose d'amour que nous pouvons distribuer autour de nous. Tous les jours de notre existence, nous nous devons de semer autour de nous, du matin au soir, des graines de bonheur et de les arroser d'amour pour qu'elles germent et produisent à leur tour des fruits.

Aimer le prochain c'est respecter sa personne, sa vie, ses biens, ses convictions, sa personnalité. Aimer son prochain, c'est l'encourager, l'aider, le soutenir. L'aimer comme soi-même, c'est tendre à obtenir pour lui tout ce que nous désirerions obtenir pour nous-mêmes; c'est le considérer comme un autre soi-même qui a les mêmes désirs, les mêmes besoins que nous; qui a droit au même respect, à la même justice, au même amour que nous, quelles que soient sa couleur, sa foi, ses opinions. Tout cela uniquement parce qu'en tant qu'homme il est indubitablement notre frère, égal à nous en tous points.
Et s'il arrivait que nous, de notre côté, nous nous contentions de peu et acceptions que l'on ne nous respecte pas, nous n'aurions pas pour autant le droit d'exiger de notre prochain qu'il sacrifie, lui aussi, comme nous le faisons, les droits imprescriptibles de la personne humaine. II nous faudrait, dans ce cas-là, lutter pour qu'il obtienne lui, ce que nous méprisons nous. Oui, l'amour peut être capable de telles exigences pour le bonheur de l'autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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