|
La SIDRA de cette semaine - ainsi d'ailleurs que celle de la semaine prochaine -traite de la lèpre, de la manière dont la maladie était détectée, des mesures à prendre quand elle est déclarée, des différentes formes qu'elle peut revêtir. Les précautions prévues dans notre texte ne sont pas celles que l'on prend contre une maladie contagieuse; de plus la lèpre ici attaque, en plus de l'homme, aussi bien les vêtements que les maisons. Aussi nos Sages nous précisent-ils que la cause de cette maladie ne réside pas dans la contagion. La lèpre constitue plutôt le châtiment pour un mal moral dont souffre l'homme contaminé et qui a pour nom : la médisance, LE LACHONE ARA . La première personne que nous voyons dans la Torah atteinte de cette maladie est la propre sour de Moïse, Myriam. Ayant dit du mal de son illustre frère, elle fut attaquée par la lèpre (Nombres 12, 20) et n'en guérit que grâce à l'intervention de Moïse auprès de l'Eternel. Myriam n'en fut pas moins isolée pendant une semaine hors du camp des Hébreux. Cet isolement, qui suivait obligatoirement la constatation de la lèpre, même douteuse, devait avoir pour but de mettre un frein au débordement de langage de l'intéressé. Comment voulez-vous qu'il puisse médire lorsqu'il se trouve être seul avec lui-même? Dire du mal de son prochain, même si ce que l'on rapporte est vrai, est extrêmement grave. Mais raconter des faits inexacts, calomnier son prochain, l'est encore bien plus. Sachons faire en sorte que notre langue, qui se trouve être bien enfermée dans notre bouche, nous ne la libérions que pour la mettre au service de l'homme, pour son bien et son bonheur. Paracha Metsora La lèpre peut, entre autres, s'attaquer aux murs des maisons. Elle entraîne, dans certains cas, la démolition totale de la demeure en question. Aussi, avant que le Cohen, qui est appelé à prendre éventuellement une telle décision, ne vienne se prononcer, on est tenu de vider complètement la maison, de disposer tout son contenu dans la rue, à la vue de tout le monde. Tout le monde pourra voir, entre autres, qu'il avait en sa possession l'objet qu'il ne voulait pas prêter. Chacun pourra se rendre compte qu'il est plus riche qu'il ne veut le paraître et qu'il conserve pour son usage exclusif tous les biens que l'Eternel a bien voulu lui accorder.
|