Prochaine conférence sur "La Cabale" le mardi 2 mars à 20H30...
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Synagogue de la rue du Colonel Driant

Mémoires

Le travail de mémoire au Talmud Torah
par Nanette Johnson

Comment aborder sereinement la question de la mémoire juive contemporaine?
Comment enseigner les faits historiques sans traumatiser les jeunes esprits, mais tout en respectant la sensibilité de toutes les personnes concernées?
Voici les questions que les responsables doivent se poser sérieusement, car s'il faut transmettre la mémoire, il ne faut pas que nous enseignions le rôle de victime à nos enfants, rôle qui est malheureusement trop communément assumé dans notre société moderne aujourd'hui.

Souvent une approche à travers l'expression artistique est plus fructueuse qu'une approche historique, qui ne dit que les faits et non les effets d'un tel événement qu'est la Shoah. Si la Shoah a été une catastrophe monumentale pour la culture juive, c'est dans le langage de la culture que sont l'art plastique, la littérature et la musique, qu'on peut en parler le plus simplement. Au Talmud Torah, les enfants ont été invités à explorer le sujet à travers la littérature.
Chacun a choisi un livre qui traite d'un certain aspect du sujet, Esther B. a lu Sauve-toi Elie d'Elizabeth Brami et Bernard Jeunet, et elle a trouvé les illustrations magnifiques et l'histoire belle et vraisemblable.

Jérémy L. a écrit le texte suivant sur Le petit clown à l'étoile de Jacques Kamb:
De quoi s'agit-il? Cette histoire parle avant tout de la persécution des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Nous suivons un petit clown (un pantin) qui se fait acheter dans un magasin par une femme juive qui le donne à son neveu pendant cette période. Ce petit garçon adoptif "Micha" l'aime beaucoup et lui fait porter l'étoile comme lui. J'ai aimé ce livre car il raconte bien et on est ému en le lisant. Tout le monde peut le comprendre.

Shirley L. a lu La chanson de Hannah de Jean-Paul Nozière et semble avoir apprécié son temps de lecture:
J'ai adoré de livre, je l'ai noté 18,5/20, mais je ne vois pas le rapport entre le titre et l'histoire. On comprend très bien Louis quand il dit qu'il a peur des Allemands, des rafles, des camps de concentration. On a peur que ça nous arrive encore aujourd'hui (nous sommes en minorité). J'ai pris vraiment du plaisir à le lire, même si c'est triste et que ça ne se finit pas très bien pour les parents de Louis et pour lui bien sûr. Quand on perd ses parents, on n'a pas toujours toute sa forme.

Les élèves du Talmud Torah ont aussi participé à la création du Patchwork de la Mémoire. Ce patchwork a été commencé le jour de Yom HaShoah, place Saliège, et il est une concrétisation du geste de mémoire que beaucoup d'entre nous ont accompli ce jour-là en lisant en public les noms des enfants déportés de France. Le seul convoi qui soit parti directement de Toulouse fut le convoi 81 avec parmi les déportés, vingt-sept enfants, âgés de quatre mois à 17 ans.

Nous avons voulu porter un témoignage plus personnalisé à ses enfants toulousains.
Que leurs noms demeurent dans l'histoire de notre ville.

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