LA CULTURE...UN OUTIL CONTRE L'ANTISEMITISME......

Fêtes







Préparer et fêter Pessah

PESSAH : LA FETE DE NOS DELIVRANCES
Alors que Pourim s’achève à peine, tout le monde s’attelle au nettoyage de Pessah. On fouille tous les coins pour éliminer toutes les miettes de levain (Hametz).
Exode 12,18 : « pendant le premier mois, le quatorzième jour du mois à la tombée de la nuit, vous mangerez du pain non levé et ce jusqu’au vingt et unième jour du mois »
Aussi après avoir annoncé notre entrée dans le mois de Nissan lors de Chabbat Hakodesh, le Chabbat de la semaine avant Pessah, on célèbre Chabbat Haggadol. Ce jour  là, lorsque les Bné Israël étaient en Egypte, ils avaient attaché un agneau au pied de leur lit avant de le sacrifier le 14 Nissan.
Pessah commence le 15 Nissan et dure 8 jours en Diaspora (en Israël, la fête finit un jour avant et on ne fait  qu’un seul seder).

14 Nisan
15 Nisan
16 Nisan
17 au 20 Nisan
21-22 Nisan

Jeûne des premiers nés, préparation au 1er seder

Yom Tov
2ème seder
en Diaspora

Yom Tov

Khol Hamoed

Yom Tov

La fête de Pessah comme les autres fêtes possède plusieurs noms :
- Zeman Khérouténou : le temps de notre délivrance
- Khag Haaviv : la fête du printemps
- Khag Hamatsot : la fête des Matsot

HAMETZ ET MATSA :
LE HAMETZ  (Définition) : aliment fait à base de 5 céréales : blé, orge, avoine, épeautre et seigle et d’eau et qu’on a laissé fermenter pendant plus de 18 minutes.

Il y a trois interdictions relatives au Hametz pendant Pessah : LE CONSOMMER,  LE GARDER CHEZ SOI, EN TIRER PROFIT.

C’est une mitzvah d’enlever tout le Hametz : Exode 12,15 : « dès le premier jour, vous n’aurez plus de levain dans votre maison »
Avant Pessah, on veille à enlever tout le Hametz qui se trouve chez soi par un nettoyage méticuleux de la maison. S’il s’avérait qu’il en reste encore chez nous et qu’on ne veuille pas s’en débarrasser, on fait une procuration de vente, c'est-à-dire que l’on va réellement vendre directement ou plutôt par l’intermédiaire du Rabbin, le Hametz qui se trouve en notre possession dans un endroit que l’on aura fermé. On veillera aussi à mettre de côté la vaisselle de tous les jours même si on ne la vendra pas. On peut faire cette procuration jusqu’au matin de la veille de la fête.
Il est d’usage d’avoir une vaisselle spécifique pour Pessah afin de se faciliter la vie mais ceux qui ne le peuvent pas ont la possibilité de cachériser certaines choses.

Il existe deux principaux procédés de cachérisation :
La Hagala : c'est-à-dire une cachérisation par l’eau pour ce qui a été utilisé par l’eau. On n’utilise pas l’objet pendant 24h puis on le trempe dans de l’eau qui boue dans un ustensile Cacher Le-Pessah et on le rince ensuite à l’eau froide
Le liboun : c'est-à-dire une cachérisation par le feu pour ce qui a été utilisé par le feu.
Certains matériaux de sont pas cachérisables : la terre, la faïence, la céramique, la porcelaine et le bois.

LA MATSA :
Elle est considérée comme un pain de pauvreté, d’humilité et de Emouna (de foi)
Elle se compose d’un mélange de farine de blé et d’eau qu’on n’a pas laissé fermenté plus de 18 minutes.
Pour le Seder, nous devons utiliser de la Matsa Chemoura c'est-à-dire une Matsa faite avec de la farine dont le blé a été surveillé dès la moisson et faite avec de l’eau Mayim Chélanou, une eau puisée un soir et qui doit reposer toute une nuit pour être suffisamment fraiche pour ne pas lever la farine. A partir du moment où l’eau et la farine sont mélangées, un travail à la chaine s’organise pour que jusqu’à la fin de la cuisson la pâte ne repose pas et qu’au final le processus ne dure pas plus de 18 minutes.

Le 14 Nissan, la veille de Pessah
Le 13 Nissan après la tombée de la nuit, nous procédons à la cérémonie de Bedikat Hametz c'est-à-dire que nous recherchons le Hametz qui aurait pu rester dans la maison malgré notre nettoyage. Nous avons l’habitude de cacher 10 morceaux de pains puis de les rechercher.
Pour cette cérémonie nous faisons la bénédiction suivante :
Baroukh Ata Hachem Elohenou Melekh Aolam Achere Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Biour Hametz.
Béni sois tu Eternel, notre D’ieu Roi du monde qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as enjoints d‘anéantir le Hametz

Après avoir recherché le Hametz nous disons KOL KHAMIRA, un passage qui stipule que tout le Hametz que l’on aurait n’aurait pas annulé soit considéré comme poussière de la terre.
Que tout le pain levé existant chez moi ou en ma possession que je n’ai pas vu ou enlevé soit considéré comme inexistant.

Dès lors il n’y aura plus chez nous que des aliments certifiés Cacher Le-Pessah par une autorité rabbinique ou ceux présents sur la liste délivrée chaque année par le consistoire, sauf le reste de nourriture que nous gardons dans un endroit précis pour le petit déjeuner.
La veille de Pessah à la fin de la cinquième heure de lumière du jour, on brule le Hametz trouvé pendant l’inspection et on dit Kol Khamira (légèrement différent de celui du soir).
Que tout le pain levé restant chez moi ou encore en ma possession, que j’ai vu ou non, enlevé ou pas, soit considéré comme inexistant et comme de la poussière

Le 14 Nissan, en souvenir du fait que les premiers nés juifs ont été épargnés lors de la plaie de Makat Bekhorot, les 1er nés doivent jeûner. Aujourd’hui, les fidèles dans ce cas vont à la synagogue font une petite étude et sont exemptés du jeûne difficile ce jour là.
On ne doit pas travailler ce jour là et les personnes ont l’habitude d’aller au Mikvé.
Le 14 Nissan, on prépare le Seder du soir en choisissant les Matsot, en faisant le Harosset et en vérifiant les feuilles de Maror.
On  veillera à ne pas consommer de Matsa ce jour là pour ne pas altérer le plaisir que l’on aura le soir.


LE SEDER
Avant d’aller à la synagogue, on veillera à allumer les bougies en récitant la Berakha suivante :
Baroukh Ata Hachem… Leadlik Ner Chel YomTov.
Puis en rentrant de la synagogue, on procèdera au Seder, après avoir préparé le plateau dans la journée :
Sur le plateau sont disposés :
3 matzot, deux représentant les pains de proposition ou lehem michné présentés le Chabbat et les jours de fêtes dans le Temple, la troisième comme symbole de Pessah.
Un os d’agneau grillé ou zeroa, rappel du sacrifice pascal ou Korban Pessah.
Du persil ou celeri karpass symbolisant la montée du printemps, l’espoir et le renouveau
Du raifort ou laitue ou romaine appelé Maror,  symbole de l’amertume que nos pères ont vécu en Egypte en tant qu’esclave.
Le Harosset représente le mortier pour les briques qu’ont eu à monter les Bné Israel en Egypte.
L’eau salée évoque les larmes du peuple juif.
L’œuf  betsah symbolise le Korban Khagiga qui était offert lors des fêtes et évoque la destruction du Beth Hamikdach.
Le Khazéret c’est comme le Maror. Ainsi on peut débuter la soirée du Seder organisée en 13 étapes (certains en comptent 15 car ils séparent Motsi/Matsa et Hallel/Nirtsa).

Kadesh : on fait le Kiddouch  de la fête
Ourekhats : on fait Netilat Yadayim sans Berakha
Karpass : on mange un morceau de céleri trempé dans l’eau salée après avoir dit…. Boré Péri Adama.
Yakhats : on casse la Matza du milieu et on en cache la plus grande partie pour l’Afikomane (morceau de Matza que l’on mangera comme dessert en souvenir du Korban Pessah)
Maguid : on raconte l’histoire de Pessah de l’esclavage et de la libération.
Rokhtsa : on fait Nétilat Yadayim avec Berakha.
Motsi/Matsa : on mange 30g de Matsa, accoudé après avoir fait les bénédictions …  Hamotsi Lekhem Mine Aaretz et … Al Akhilat Matsa
Maror : on mange30g de Maror trempé dans un peu de Kharosset après avoir dit … Al Akhilat Maror
Korekh : on mange un sandwich de Matza, de Maror et de Kharosset
Choulkhane Orekh : on mange
Tsafoun : on mange l’Afikomane qu’on avait caché.
Barekh : on fait Birkat Hamazon
Hallel/Nirtsa : on chante en l’honneur d’Hachem et on espère se retrouver l’an prochain à Jérusalem.

Ce soir là, nous avons 4 grandes Mitsvot :
-
Raconter la sortie d’Egypte
- Manger au moins un Kazayit soit 30g de Matza
- Manger au moins Kazayit soit 30g de Maror
- Boire accoudé 4 coupes de vin ou jus de raisin, contenant un Réviit de liquide soit 8.6cl.

Ces obligations sont évidemment relatives aux deux premiers soirs  de fête.
Dès le deuxième soir du Seder et ce jusqu’à Chavouot, on compte le Omer.

La suite de Pessah
Le premier jour de Yom Tov, on commence à faire la prière de la pluie de la rosée : Tefilat Tal. Dès ce moment là, nous dirons dans la Amida « Morid Hatal » qui fait tomber la rosée au lieu de « Machiv Arouakh Oumoride Aguechem » qui fait souffler le vent et tomber la pluie.
Après  les deux premiers jours de Yom Tov, on célèbre les jours de Khol Hamoed ou demi-fête. On se doit d’être heureux, on récite le Hallel et on évite les gros travaux.
Les deux derniers jours de fête sont des Yom Tov. On récitera la bénédIction
« Baroukh Ata Hachem…Ner Chel YomTov » sur les bougies que l’on allumera ces soirs là.

A partir du premier Chabbat après Pessah à la place des Psaume, on lit l’après midi un chapitre des Pirke Avoth (traité des Pères) de la Michna où se trouvent résumé les enseignements moraux de la Loi.
Après ces huit jours de fête lorsque Pessah s’achève, nombreux sont ceux qui célèbrent la Mimouna mais ce n’est qu’une coutume. Attention on ne peut réutiliser son Hametz qu’une demi- heure après la fête, le temps que le rabbin le rachète pour nous.

La fête de Pessah est la fête qui commémore notre sortie d’Egypte, notre sortie d’esclavage.
C’est aussi le symbole de la naissance du peuple juif, d’un peuple qui est lié à Hachem en toutes circonstances et qui lui voue une confiance absolue. Puissent nos Tefilot de cette fête être acceptées et puissions nous, nous retrouver tous très prochainement à Jérusalem.

 

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