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Simhat Torah 5770 Par Rabbi Michel Liebermann Nous clôturons par le jour de Chemini Atseret La Torah nous a été donnée le 6 Sivan, ce qui correspond à la fête de Chavouot. Alors, ne conviendrait-il pas mieux de se réjouir à Chavouot, où la Torah nous est donnée, plutôt que le jour ou nous terminons sa lecture ? La raison en est qu'à Sim'hat Torah, nous nous réjouissons du don des secondes tables de la Loi, accordées à Yom Kipour. En effet, Yom Kipour fait partie de ce que l'on appelle "les jours redoutables". Ce jour est plutôt marqué par sa sainteté que par les signes de joie. Souccot est réservé à une autre joie: celle de la fête des cabanes, et de la "sim'hat beit hachoeva et des libations d’eau". Pour cette raison, Chemini Atseret et Sim'hat Torah apparaissent comme la première occasion de célébrer le don des secondes tables de la loi. Par contre, la fête de Simhat Torah clôture une année entière d'étude de la Torah. La joie occasionnée est d'autant plus grande qu'elle clôture une année entière d'effort dans l'étude. De même, le peuple a ressenti lors du don des secondes tables une joie bien plus intense, puisqu'elle couronnait leur dur labeur, le service de la Techouva qui a suivi la faute du veau d'or. La joie est d'autant plus grande, que le don des premières tables avait été un pur cadeau de D.ieu, sans qu'un effort ait été demandé en contrepartie. Le Tsadik possède intrinsèquement le potentiel de dévoiler ce niveau, avant même le dévoilement effectif. Son service divin a pour but de dévoiler les étincelles divines contenues dans la matière. Son travail se base sur ce qui existe déjà. Il dévoile des forces spirituelles qui lui ont été accordées, et avec lesquelles il accomplit son service. Le Baal Techouva, par contre, dévoile des forces qui ne lui avaient pas été accordées à priori. Certes, il a fauté, et n'a pas accompli la volonté divine, et ce faisant, il a détérioré le lien qui le reliait au divin. Mais, par la force de son travail et de ses efforts, il a transformé sa situation et son niveau spirituel: il est revenu vers l’Eternel. Cependant, le baal techouva ne se suffit pas pour dévoiler la sainteté qui résidait déjà en ce monde, comme le tsadik. Le niveau bien plus élevé de la Techouva provoque même la transformation des fautes volontaires en mérites, comme nous l’avons vu pendant Yom Kipour. Même les concepts négatifs, contraires à la sainteté, sont transformés par le travail spirituel et élevés au rang de mérites. Cette élévation particulière du travail du Baal Techouva correspond au don des secondes tables. A Chemini Atseret est dévoilée une élévation particulière, qui ne se trouve pas à Chavouot. C'est pour cela que nous clôturons la lecture de la Torah et que nous nous réjouissons de la joie de la Torah précisément lors de cette fête. Alors, il y a un temps pour danser, et aussi pour chanter.
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