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Nous quittons une fête et nous en préparons une autre, mais savons-nous encore ce qu'est une "fête" ? Après Pourim nous pouvons nous poser la question. Nous étions peut être très nombreux lors de l'office de Pourim et pour le repas chabbatique mais la joie est-elle légitime au travers des chants et des déguisements en sachant qu'à Pourim, nous avions échappé à un danger d'extermination, au premier génocide programmé du peuple juif. Comment définir la fête juive ? Notre calendrier nous donne des rendez-vous pour le repos, le loisir, la fête qui est selon Armand Abecassis « à la fois ordre et rupture, répétition et explosion, souci de mise en place et joie débordante » La fête c'est d'abord le rite dans la famille et à la maison mais aussi à la synagogue. Parce qu'elle est "rite", elle est un jeu symbolique et bien sûr, il vaut mieux suivre le jeu du rite dans la joie. Cela n'a rien à voir avec les mouvements de foule, les liesses populaires des matches de football ou de rugby. Pour nous, la fête est "mémoire", elle est aussi continuité. Dans les camps de la mort, nos parents commémoraient les fêtes !. Elle est enfin "espoir", c'est pourquoi, nous devons absolument retrouver le sens de la fête. Pessa'h, le 15 Nissan, va nous faire renaître dans la volonté de nous libérer, c'est alors qu'avec Moïse, Miriam et toute la Communauté nous allons chanter le Cantique de la Mer Rouge. Et pour la soirée du Séder préparez vos voix pour un joyeux « 'Had gadia » Lechanah habaa birouchalaim. 'Hag samea'h à tous. |