LA CULTURE...UN OUTIL CONTRE L'ANTISEMITISME......

Fêtes






Fêter Pourim

Yom Ha'atsmaout C'est une mitzvah d'observer la fête de Pourim le 14 Adar (le 15 à Jérusalem).

Il est écrit :« Les Juifs des campagnes, ceux qui habitent les villes ouvertes, font du quatorzième jour du mois d'Adar un jour de joie et de festin, un jour de fête, et s'envoient mutuellement des cadeaux (Esther 9,19) »

Lire la Meguillat Esther C'est également une mitzvah de lire la Meguillat Esther et de célébrer la fête en communauté. La lecture est prescrite le soir et le matin de Pourim. Si on est malade ou dans l'impossibilité de participer à l'office communautaire, on peut accomplir cette mitzvah en lisant le livre d'Esther chez soi. Pendant la lecture, lorsque le nom d'Aman est prononcé, il est d'usage de faire du bruit en utilisant des raachanim/crécelles.

Célébrer joyeusement la fête Une grande liberté est laissée à chacun, ce qui fait de Pourim un cas unique parmi les fêtes juives. Pourim est mentionné comme un jour de festin, de réjouissances et une occasion d'envoyer des présents de l'un à l'autre et des dons aux pauvres. Le Talmud autorise la consommation d'alcool. Rava a dit : une personne peut boire jusqu'à ad lo yada/ne plus savoir qui est Mardochée le béni et qui est Aman le maudit. C'est le seul jour où une telle conduite est tolérée et même encouragée. Cette journée doit être festive et joyeuse. Pourim est une fête particulière dans notre calendrier liturgique, emplie de rire et de bruit. Les adultes et les enfants sont encouragés à se déguiser (Rama sur Orah Havim). Les communautés organisent des représentations, des défilés déguisés. des dîners de fête et toutes formes de réjouissances. Ces différentes activités sont l'expression d'une grande joie. celle d'avoir survécu à Aman et à de très nombreux ennemis.

Mets particuliers Dans les communautés ashkenazes, on sert des ouinentaschen, gâteaux triangulaires fourrés avec de la compote de pruneaux ou d'abricots, ou des graines de pavot. En Israël et chez les séfarades, les pâtisseries légères frites à l'huile et saupoudrées de sucre sont appelées ozné Aman/oreilles d'Aman (voir coin du gastronome)

Présents Il est d'usage d'échanger des présents ou de la pâtisserie avec ses amis et sa famille. Cet envoi de présents est appelé michloah manot/envoi de cadeaux. Dans la prononciation ashkenaze, ce mot devient chelah monèss.

Tsedaka A Pourim il est de tradition d'envoyer des cadeaux en nature ou en argent aux personnes dans le besoin. Ce geste de Tsedaka met en valeur l'idée que la survie du peuple juif dépend également de la solidarité en son sein. Cette tsedaka que nous sommes invités à faire est également liée au demishékèl que chaque Juif payait à l'époque du Temple pour assurer son entretien (Exode 30:12). Le Chabbat précédant le mois d'Adar, les rabbins instituèrent l'annonce de la levée de cette taxe (M. Shekalim 1:1). C'est pourquoi aujourd'hui encore ce Chabbat porte le nom de Chabbat Shekalim. Le passage correspondant (Exode 30:11-16) est lu en plus de la parachah hebdomadaire. Dans les communautés libérales, une collecte est faite en faveur des communautés qui se créent à travers le monde.

Chabbat Zahor/Chabbat du souvenir Le Chabbat qui précède Pourim est appelé Chabbat Zahor, car il est d'usage de lire un passage supplémentaire de la Torah (Deutéronome 25, 15-19) qui commence par Zahor èt acher assa Amalek/souviens-toi de ce que te fit Amalek. Dans la Tradition, Amalek est identifié à Aman. il est le prototype des dirigeants dont le programme politique fait une large part à l'antisémitisme virulent. On peut assimiler à cette catégorie de dirigeants tous ceux qui font appel aux pulsions les plus primitives de l'homme et qui érigent l'exclusion et le racisme en doctrine politique.

Jeûne d'Esther La veille de Pourim, ou le jeudi précédant cette fête (lorsqu'elle est célébrée le dimanche, puisqu'on ne peut pas jeûner un Chabbat (sauf à Kippour), il est d'usage de respecter un demi-jeûne, depuis le lever du soleil jusqu'au coucher du soleil, en souvenir des trois jours de jeûne qu'Esther demanda d'observer à tous les juifs et qu'elle-même respecta avant de se présenter devant Assuérus pour essayer de sauver son peuple. occasion organiser un repas de fête, manger des produits israéliens et s'entretenir de questions touchant à l'Etat d'Israël.

Extrait du livre « Le monde des Mitzvot » du Rabin F. Garaï.


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