DERASHA de Sacha Naoun Casero à l'occasion de sa Bar Mitzvah :
Yossef fera selon son désir, et l’enterrera dans le lieu dit. Nous n’avons donc pas de marges entre les deux parachot et nous devons les enchaîner tout de suite, sans pouvoir reprendre son souffle. On entre donc dans Vay’hi avec une impression de malaise ou de manque d’air. Une majorité de commentateurs s’accordent à dire que cette impression de mal être pourrait annoncer les malheurs qui vont s’abattre sur le peuple juif, comme l’esclavage en Egypte, mais aussi la mort imminente de Yaakov. Dès les premières lignes de la paracha, on dit à Yossef que son père est malade ; je voudrais souligner que c’est la première fois dans la Torah que l’on parle de maladie, et Yaakov sera le premier à mourir de maladie (avant, les personnages de la Torah mouraient naturellement…). La paracha Vay’hi va donc nous présenter une série de bénédictions accordées aux enfants et aux fils de Yossef par Jacob. Alors pourquoi ai-je choisi ce passage en particulier ? Il y a deux raisons : Tout d’abord, je trouve intéressant qu’aujourd’hui, c’est avec ces noms (Ephraïm et Ménaché) que les pères de famille bénissent de générations en générations leurs enfants tous les vendredis soirs et à Yom Kippour, du moins chez les Ashkénazes, en disant : « Puisse l’Eternel te (ou vous) rendre comme Ephraïm et Ménaché». Ils citent mot à mot la bénédiction de Yaakov : voilà ma première raison. Pourquoi cette bénédiction est répétée tous les chabbat soir par les pères de famille ? Sacha |