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Je vais vous présenter à l'occasion de ma Bat Mistvah un commentaire sur la Paracha « Beha 'alotekha ». Le livre des « Nombres » prend la suite de l'Exode, qui raconte la sortie d'Égypte. Je voudrais rappeler ce que nous avons appris dans le livre de l'Exode. Nous avons vu par le récit, comment l'Éternel a dit à Moïse : « je suis l'Éternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Égyptiens, je vous délivrerai de leur servitude et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements ». Nous avons vécu le passage de la mer rouge, la mer des joncs, l'histoire de l'exil dans le désert des enfants d'Israël. Le texte d'aujourd'hui commence par « l'Éternel parla à Moïse en ces termes : parle à Aaron et dis lui : Quand tu disposeras les lampes, c'est vis à vis de la face du candélabre que les sept lampes doivent projeter la lumière. Ainsi fit Aaron, il disposa les lampes vis-à-vis de la face du candélabre comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse ». Allumer la mèche, c'est transmettre l'étincelle, la lumière intérieure que chacun a en lui. C'est transmettre la flamme spirituelle qui nous anime. C'est en agissant à la manière d'Aaron, qu'il nous faut enseigner en allumant la flamme dans le cour des élèves. Nous avons tous le devoir d'éclairer, de faire rayonner notre flamme intérieure. Comme Aaron, il faut y consacrer tout le temps nécessaire. Moïse est ensuite chargé par l'Éternel du rite de purification des Lévites qui devront desservir la tente d'assignation. Il est ensuite rappelé comment fut instituée la Pâque juive. S'il est impossible de la célébrer à la date voulue, elle doit l'être alors le mois suivant. Cette célébration est essentielle, pour ne pas oublier la valeur de la délivrance de l'esclavage de l'Égypte. C'est aussi se libérer de son propre esclavage intérieur, de son Égypte intérieure. Voilà aussi que le peuple se plaint de ne recevoir que la manne comme nourriture et qu'il se prend à regretter l'Egypte où il pouvait manger du poisson, des concombres et des melons, des poireaux, des oignons et de l'ail. Le peuple hésite entre le retour en Égypte et l'attente de la réalisation de la promesse de la terre promise où coule le lait et le miel. Nous savons qu'il faudra attendre et que seule la génération suivante pourra voir le pays de Canaan. Enfin, Myriam et Aaron le Grand prêtre, vont remettre en question la façon dont Moïse qui est leur frère remplit sa mission. Myriam avait médit à propos de la femme de Moïse, qui était une cushite, c'est à dire une Éthiopienne. Or Moïse était un homme très humble. Il ne s'imposait pas comme un leader, il n'avait pas le goût du pouvoir, il ne devait pas être grand orateur car on sait qu'il était bègue. Il ne se vantait pas, ne tirait pas d'orgueil de sa désignation par l'Éternel pour conduire le peuple. Dieu l'avait choisi comme guide de la nation pour la conduire vers la sainteté (la « kedoucha » en hébreu) . Sa grandeur résidait dans son humilité. La justice de Dieu (« Tsedek » en hébreu) s'exerce dans sa double dimension : Je voudrais conclure ma derasha en rappelant qu'aujourd'hui, depuis la S hoah, nous allumons six bougeoirs à l'occasion de Yom Hashoah, (en souvenir des six millions de victimes). C'est une forme de Mitzvah que certains appellent le « 11 ème commandement » à savoir « tu n'oublieras pas ». Les noms des déportés sont lus ce jour là. Ce moment est pour moi un moment important. Nous avons aussi une pensée pour les survivants de la S hoah, les fils et filles de déportés, et nous rendons hommage aux justes qui durant la dernière guerre, sous l'occupation, ont sauvé des juifs de l'extermination voulue et mise en ouvre par les nazis. En ce jour où je deviens BAT MITSVA, c'est-à-dire responsable de mes actes, je remercie mon père et ma mère qui m'ont conduite et accompagnée, vers la connaissance de Dieu. Je remercie le rabbin Michel Liebermann pour avoir accepté de me préparer pour ma première montée à la Torah. Il a fait preuve d'exigence mais aussi d'indulgence à mon égard. Je remercie mes maîtres qui m'ont accompagné dans l'apprentissage de la Tora h : Mme Catherine NEIGER , Zev Maoz, Noga, et aussi Avraham qui m'a appris la lecture et le chant des prières en hébreu. Je terminerai en rappelant la mémoire de mon grand père Adrien ZERMATI, qui s'était beaucoup investi dans la communauté à Toulouse, à l'époque où celle-ci s'était fortement enrichie de l'arrivée des juifs sépharades d'Afrique du Nord, en particulier d'Algérie. Shabbat chalom à chacun d'entre vous. Hannah Almaric
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