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Aujourd'hui, je viens de lire la première partie de la paracha Miketz. Elle raconte une partie de l'histoire de Joseph. Une des particularités de Joseph est qu'il a de nombreux frères et une sour. C'est pourquoi, j'ai choisi de vous parler plus particulièrement des relations fraternelles dans la Torah. Quand Caïn tue Abel, c'est parce qu'il juge son frère responsable du rejet de son offrande à D.ieu. Plutôt que de s'interroger sur les raisons de ce refus, il préfère en faire porter la responsabilité à son frère. Comme dans toute la Torah les défauts sont exacerbés, mais Caïn sera rongé éternellement par ce crime comme l'exprimera plus tard Victor Hugo : « l'oil était dans la tombe et regardait Caïn ». Ainsi même si les frères peuvent parfois sembler ennemis, Ils représentent pour moi la rivalité que l'on peut trouver dans n'importe quelle fratrie : quel frère n'a jamais essayé d'avoir une part de plus à table ou d'attention supplémentaire ? Je me suis ensuite intéressé, à l'histoire des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet. L'épisode relatant l'ivresse de Noé nous fait apparaître des traits de caractères semblables à ceux des 4 frères du Seder de Pessah : le juste, l'impie, le naïf et celui qui ne sait pas poser de questions. Quand Cham rit devant Noé nu, on peut l'associer au frère impie, alors que quand Sem prend l'initiative de couvrir son père, il représente le frère juste. Pour finir, Japhet qui suit Sem docilement est à la fois le naïf et celui qui ne sait pas poser de questions. Dans la suite de la Torah, j'ai trouvé le premier cas d'un phénomène de notre société. Je veux parler de la famille recomposée. Quand Sarah prend ombrage de la place qu'a pris Ismaël, l'autre fils d'Abraham, comme nous le dit le verset « renvoie cette esclave et Ismaël, car le fils de cet esclave n'héritera avec Isaac ». Elle essaye de séparer deux frères. On a l'exemple ici des parents qui, à la naissance d'un nouvel enfant et donc dans ce cas d'une nouvelle famille, consacrent moins d'attention à l'aîné issu d'une première union. Malgré tout, les frères restèrent unis, nous en avons la preuve avec la fin de la paracha 'Hayé Sarah : « il fut inhumé par Isaac et Ismaël, ses fils dans le caveau de Marphéla.. » L'histoire de Jacob et de son frère Ésaü illustre un fait qui se reproduit très souvent : Pendant que le grand frère n'est pas là, le petit en profite pour lui piquer ses affaires. Bien plus que cela, c'est une sorte de métaphore : Jacob, n'étant pas l'aîné, se débrouille pour avoir quand même la meilleure part de l'héritage d'Isaac. C'est pour nous dire que même si on n'est pas bien né, on peut toujours s'améliorer par soi-même. Mais revenons à Joseph. Quand ses frères le jettent dans un puit, ils reproduisent le geste de Caïn : ils se vengent du fils préféré. Cependant, cet acte aura des conséquences beaucoup plus heureuses, car Joseph sauvera les Hébreux de la famine, comme si D.ieu avait voulu que Joseph soit vendu. Enfin, terminons avec les deux derniers frères que l'on trouve dans la Torah : Moise et Aaron (et Myriam). Ces deux frères se détachent des autres exemples par le fait qu'ils sont très proches et dépendants l'un de l'autre, ils se complètent. En conclusion, disons que la Torah nous incite, entre autres choses, à avoir de bonnes relations fraternelles car quand les frères sont amis dans la Torah, ils en récoltent les fruits. Z. Boubli |