|
La parasha Pinhas dont je viens de vous lire quelques versets traite de la succession de Moïse et de l'héritage des cinq filles de Célophad issues de la famille de Joseph. Moïse ne sait pas répondre aux questions de Célophad quant à l'héritage de leur terre, il s'adresse à D. qui lui répond que la terre doit être donnée aux filles. Un raccourci trop facile aurait attribué à cette époque un droit unique d'héritage aux seuls garçons issus d'une famille, or ce texte montre bien que D. dit à Moïse d'accorder aux filles de Célofhad un droit d'hérédité. En lisant cette parasha deux idées me sont venues à l'esprit. 1. La Torah un héritage spirituel (tout d'abord) Ces versets montrent que le judaïsme et l'hérédité en général ne se transmet pas seulement d'un homme à son fils mais peut se transmettre d'un homme à sa fille, à son frère ou à un membre de sa famille. Comme nous l'enseigne Moïse Mendelssohn qui croit à un rapprochement entre la Torah et le progrès de la raison, les Mitsvoth sont une écriture vivante qui oblige à maintenir le lien entre les générations « parents - enfants » ou « sages - disciples ». Les Mitsvoth ont donc une valeur éducative. Le mérite de Mendelssohn est d'avoir concilié judaïsme et humanisme de la modernité. Moïse cherchant un successeur veut trouver une suite pour son héritage spirituel.(il manque une liaison pour cette phrase avec les deux autre paragraphe dessus dessous) Cela a été également le sens de la démarche de mes parents, en m'inscrivant au Mouvement Juif Libéral qui permet la transmission du judaïsme dans la modernité dès lors que l'un des deux parents est juif. 2. La Torah premier code civil (enfin) Comme vous le savez peut-être le mot Torah signifie « loi » en Hébreu. La Torah réglementait donc avant la loi salique et le Code civil Napoléonien la vie des Hommes à cette époque. La loi Salique, rédigée définitivement après 508, s'inspirait déjà de la bible et consistait à régler les problèmes de procédure concernant les personnes et les biens, elle essayait également de supprimer « la coutume du droit de vengeance » en la substituant par la compensation financière. En situant l'écriture de la Torah à l'époque Assyrienne, on comprend mieux le « contrat » social que pouvait représenter ce livre dans son époque et les controverses qu'elle a pu susciter. Les Dix Commandements remis par D. à Moïse sur le Mont Sinaï peuvent se comprendre comme autant de lois précurseur de notre époque : 01. - Tu adoreras D. seul et tu l'aimeras plus que tout Finalement comme le commente le rabbin Gilles Bernheim, « ces dix paroles sont autant de modes d'initiation qui nous aident à devenir de véritables sujets de droits ». .Marc lors d'un office nous à également expliqué que la loi du Talion : « oil pour oil dent pour dent » peut avoir deux interprétations quand elle est transposée à l'époque Assyrienne : La Torah réglemente également les rapports entre l'Homme et les animaux : - Les animaux ne doivent être tués que pour se nourrir - Les jeunes ovins et bovins ne doivent pas être tués le même jour que leur parents. Comme nous venons de le voir la Torah organisait donc les relations entre les humains, mais aussi entre les Humains et les animaux. Aujourd'hui je me suis présenté devant vous pour un engagement important celui de mon appartenance à la religion juive. D. Levy |