
Chabbat Balak
Contexte de notre paracha : Alors qu'Israël campe face aux plaines de Moab, le roi de Moab, dénommé Balak, prend peur de la présence de ce peuple. Il fait donc appel à Bala'am le prophète, pour que celui-ci maudisse Moïse et les siens. Cependant, alors que Bala'am s'apprête à déverser ses paroles de malédiction, ce sont des mots de bénédictions qui sortent de sa bouche. L'Eternel transforme la malédiction en bénédiction.
C'est donc sur la paracha Balak que nous allons nous arrêter. Après 40 années passées dans le désert, le peuple Hébreu est enfin prêt à entrer en Israël. Balak, roi de Moav, bien que son pays ne soit pas concerné, désire s'opposer à l'entrée du peuple juif. Il loue à cet effet les services du prophète Bala’am, afin de maudire le peuple juif. Bien que le pouvoir des malédictions de Bala’am n'était plus à démontrer, ce dernier se savait incapable de maudire le peuple juif sans un accord implicite de l’Eternel. Il prévoyait donc de mentionner les fautes du peuple juif, afin d'attirer sur lui la malédiction divine. Mais à chaque fois qu'il essayait de proférer une malédiction, Dieu la transformait dans sa bouche en bénédiction. C'est ainsi que de la bouche de Bilam est sortie une bénédiction que l'on trouve aujourd'hui dans nos rituels de prière, en entrée de la prière du matin, de "Cha'harit" : "Ma tovou ohale'ha Yaakov michkenote'ha Israel". "Qu'elles sont belles tes tentes Yaakov, tes demeures Israël".
BALAK REGALIM ou PEAMIM ? Situons-nous au coeur du récit que je vous invite à lire.
"L'ânesse vit l'ange du Seigneur debout sur son passage et l'épée nue à la main; L'ânesse s'écarta de la route et alla à travers champs; Bilam frappa l'ânesse pour la ramener sur la route. L'ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux entre les vignes, - clôture deçà, clôture delà. L'ânesse vit l'ange du Seigneur, se serra contre le mur, et froissa contre le mur le pied de Bilam qui recommença à la frapper… Mais l'ange du Seigneur recommença à prendre les devants, et il se plaça dans un lieu étroit, où il n'y avait point de place pour se détourner ni à droite ni à gauche. L'ânesse vit l'ange du Seigneur et se coucha sous Bilam. La colère de Bala’am s'enflamma et il frappa l'ânesse de son bâton. Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l'ânesse qui dit à Balama’ : "Que t'ai-je fait, pour que tu m'aies frappée ainsi à trois reprises ?".
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